Association canadienne de traductologie


Congrès annuel - Appel à communications

XXVIIe congrès de l’Association canadienne de traductologie

« Traduction : territoires, mémoire, histoire »
Brock University (St. Catharines, Ontario), 26-28 mai 2014
 

APPEL AUX COMMUNICATIONS (.docx) 


XXVIIe congrès de l’Association canadienne de traductologie

« Traduction : territoires, mémoire, histoire »
Brock University (St. Catharines, Ontario), 26-28 mai 2014


TERRITOIRES

La problématique néocoloniale en traductologie est loin d’être épuisée, comme d’ailleurs celle des langues nationales et des peuples autochtones. Il s’en est ajouté une nouvelle qui ne cesse de hanter les langagiers : la mondialisation. La traduction Web et la localisation sont par nature transfrontalières, transnationales et transterritoriales. Traduire c’est occuper le territoire de l’autre, au propre et au figuré. D’une part, le traducteur s’empare de l’auteur pour le sortir de chez lui et le transporter en d’autres lieux. Par la traduction, un auteur voyage vers d’autres espaces. Il traverse des frontières physiques pour habiter d’autres communautés, de nouveaux pays où il sera lu. D’autre part, le texte traduit déplace l’original, il prend sa place, le remplace et le replace. Il peut faire mieux que lui, il peut aussi l’abaisser ou le faire briller. Il peut le faire pénétrer dans les zones situées entre la périphérie et le centre, entre l’Est et l’Ouest, entre le Sud et le Nord. Il franchit des frontières sociales, linguistiques, régionales, nationales ou impériales. La traduction relève d’un territoire tout autant qu’elle s’en échappe. Les langues autochtones perdent du terrain, les peuples leur identité. La traduction contribue-t-elle à freiner cette perte? Quels espaces de rapprochement d’avec l’Autre la traduction crée-t-elle? Face à l’anglais toutes les langues confrontent la même situation. L’hégémonie de l’anglais occupe et préoccupe les langagiers. Qu’en est-il de la bibliographie traductologique où l’anglais domine largement. Y a-t-il encore une place pour une traductologie écrite et diffusée dans d’autres langues que l’anglais?

MÉMOIRE

Il faut au traducteur la mémoire des mots et des langues; de même, celle des idées et des sensations, des pratiques. Il lui faut aussi la mémoire de l’expérience, celle de l’autre et la sienne. Son témoignage constitue ainsi un récit fondateur et formateur. Le traducteur, comme le traductologue, a besoin de la mémoire de sa profession et de sa discipline afin de faire évoluer celles-ci. La traduction transite de la compétence à la performance, de l’intuition à la réflexion, du somatique au mentaliste. À quoi ces parcours initiatiques aboutissent-ils? Ils témoignent, en tout cas, d’une mémoire collective et individuelle. Les dépositaires de cette mémoire sont notamment les archives, les récits, les chroniques et les témoignages. Ce patrimoine culturel et identitaire est-il suffisamment exploité? Met-on à profit la mémoire des Premières Nations, des villes, des institutions, des réseaux? Le métalangage traductologique, créé au fil des décennies, souffre d’une indéfinition qui le mine. Les traductologues ont-ils perdu la mémoire ou cherchent-ils à s’en créer une nouvelle? La traductologie et sa « mémoire » occupent-elles un territoire propre? Concepts, approches et modèles s’entrecroisent, s’enrichissent ou se contredisent. Faut-il les remettre en question? Par quoi les remplacer? La traductologie a-t-elle vraiment besoin de la sociologie, des études culturelles ou littéraires pour expliquer le phénomène de la traduction? Convient-il qu’elle se forge ses outils à partir de son expérience ou qu’elle les emprunte à d’autres disciplines pour assurer sa survie, son développement?

HISTOIRE

Si les études en histoire de la traduction n’ont cessé de se multiplier, elles demeurent généralement confinées à la traductologie. Quels liens entretiennent-elles avec l’histoire universelle, avec l’histoire de la littérature, des sciences, des religions et des mouvements artistiques, économiques et sociaux? Avec l’histoire du livre? Contribuent-elles à la visibilité de la traduction en tant que pratique et discipline? Il est peut-être temps de confirmer la place de la traduction parmi les catalyseurs de la société, les mobilisateurs de masses et les générateurs de changements. Quelle histoire de la traduction les futurs traducteurs et traductologues doivent-ils apprendre? En 2004, Julio César Santoyo mettait le doigt sur une série de « Blank spaces » en histoire de la traduction. Dix années plus tard, avons-nous comblé ces « vides »? Le moment ne serait-il pas venu de s’occuper de la traduction orale, de la pratique quotidienne des traducteurs, des pseudo-traductions, des auto-traductions, des textes oubliés et des traductions qui ont survécu à leurs originaux perdus?

Toute communication sur l’un des sujets suivants sera la bienvenue :

TERRITOIRES :

Postcolonialisme
Langues majoritaires vs minoritaires
Mondialisation et localisation
Adaptation, appropriation
Statut du texte original et de la traduction
Langue et culture autochtones
Migration et immigration

MÉMOIRE :

Traduction et retraduction
Genèse du texte
Traduction dans les institutions et les réseaux
Évolution du métalangage traductologique
Évolution de la pensée traductologique
Traductologie traduite

HISTOIRE :

Histoire de la traduction et sciences humaines
Visibilité de la traduction
La traduction comme catalyseur de la société
Traduction orale
Pseudo-traduction
Auto-traduction
Histoire du livre
Méthodologie de la recherche
Enseignement

Les communications devront se limiter à 20 minutes. Votre proposition de communication devra contenir les deux documents suivants :
1) Un résumé en format Word de 300 mots, lequel sera inclus dans le programme du colloque.
2) Le formulaire ci-dessous dûment rempli. Les renseignements du formulaire ne serviront pas à évaluer la qualité de votre proposition, mais seront inclus à la demande de subvention que l’ACT présentera au Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH).
Veuillez envoyer votre proposition aux organisateurs, Álvaro Echeverri et Georges L. Bastin, à actcats2014@gmail.com au plus tard le 5 octobre 2013.  

Nom de famille Prénom
   
Pays de l'affiliation
 
Affiliation
 
Diplômes (commencez par le plus récent et précisez la discipline)
MAXIMUM 4 LIGNES
 
Postes récemment exercés ainsi que ceux ayant un lien avec l'événement (commencez par le plus récent)
MAXIMUM 5 LIGNES
 
Publications récentes et celles se rapportant à l'événement (commencez par la plus récente)
MAXIMUM 10 LIGNES
 
Titre et résumé de la présentation (100 à 150 mots)
 
Justifiez la pertinence de votreprésentation dans le cadre du thème du colloque(100 à 150 mots)
 

© Association canadienne de traductologie