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XXVIe
congrès de l’Association canadienne de traductologie
« La science en traduction »
Université de Victoria (Colombie-Britannique), 3-5 juin 2013
La traduction est un vecteur par lequel le savoir circule, notamment
par l’importation de discours scientifiques et techniques, aux
finalités plus variables qu'on ne le pense habituellement. Certes,
nombre de textes ont une finalité pratique, mais tous sont reliés,
plus ou moins étroitement, à des filiations de pensée mobilisant des
visions du monde et des positions philosophiques parfois opposées.
Dans le cadre de son XXVIe congrès, l’Association
canadienne de traductologie invite à réfléchir au rôle joué par la
traduction dans la pérégrination des savoirs scientifiques et
techniques à travers les langues-cultures.
La traduction sert à disséminer les connaissances, mais ne lui
reconnaître qu’une fonction mécanique de transmission du savoir se
ramène à un poncif naïf, qui nous empêche d’en appréhender les
différentes dimensions et d'en étudier la pratique de manière
critique. Activité de médiation entre les langues-cultures, la
traduction implique une intervention humaine et, dès lors, des
contingences sociohistoriques.
Épistémologie et histoire
À chaque époque sa manière de produire et de reconfigurer les
connaissances, mettant en valeur les unes, réprimant les autres,
d'une façon qui souvent peut sembler arbitraire. Quelles sont les
raisons sous-jacentes aux choix de certains textes ou auteurs
traduits, comment sont-ils traduits? Comment la manière de
conceptualiser et de s'approprier le monde se transmet-elle d'une
culture à l'autre, et d'une époque à l'autre? Comment la traduction
contribue-t-elle aux changements paradigmatiques des sciences et des
techniques? Participe-t-elle aux révolutions scientifiques (Kuhn)?
En quoi se caractérisent les divers contextes historiques qui ont
permis ou empêché l’importation ou l’exportation de textes
scientifiques et techniques? En fin de compte, quelles sont les
intrications de la traduction avec l’histoire de la science et des
idées?
Discours et terminologie
Le savoir scientifique et technique n'est pas homogène ni, partant,
les pratiques d'écriture. Ainsi, les normes de publication et la
valeur accordée à certaines formes discursives varient en fonction
des domaines : on ne publie pas, on n'écrit pas de la même manière
en physique, en biomédecine ou en informatique. De même, le genre
textuel et le public cible imposent des contraintes fonctionnelles :
comment la traduction s'empare-t-elle de cette multiplicité de
pratiques? Quel rôle joue-t-elle dans la transmission de codes
technoscientifiques provenant de langues-cultures dominantes? Y a-t-il
résistance? La traduction influe-t-elle sur l’établissement des
conventions d’écriture? Quant à la terminologie, ces vingt dernières
années ont mis en évidence ses aspects dynamiques et les influences
diverses dont elle est l'objet. La maîtrise de la terminologie et du
lexique scientifique constitue en fait un enjeu économique à
différents niveaux, mais il peut être aussi un enjeu identitaire.
Quelles sont les conséquences des interférences linguistiques? La
traduction peut-elle encore jouer son rôle de passeur de
connaissances dans les différentes couches de la société lorsque les
formations scientifiques et techniques sont données dans une langue
autre que vernaculaire?
Idéologie
Après la victoire du positivisme au début du XXesiècle, un débat
majeur de ce siècle fut la remise en cause de l'universalité du
savoir scientifique et sa valeur de vérité. De Lyotard (La condition
postmoderne) à Sokal (Impostures intellectuelles), où en sommes-nous
maintenant? Quel crédit accorder à la parole scientifique? Et,
partant, à sa traduction? Traduit-on des comptes-rendus objectifs de
faits scientifiques ou uniquement des propositions que la communauté
scientifique, voire la communauté non scientifique, reconnaît comme
étant vraies? Quels sont les moyens rhétoriques et discursifs
employés non seulement par les scientifiques, mais aussi, et
peut-être surtout, par ceux qui instrumentalisent la science à leurs
propres fins? Comment la traduction participe-t-elle à ces
stratégies mises en œuvre dans les textes supposément neutres et
objectifs qu’elle s’occupe de disséminer?
Sociologie
Enfin, le rôle social du traducteur, ainsi que son rapport aux
différents acteurs sociétaux, suscitent un intérêt marqué depuis
quelques années. Qui sont les commanditaires derrière la traduction
d’ouvrages scientifiques et de textes techniques? Quels sont les
clients des cabinets de traduction ou des traducteurs indépendants,
et quelles sont leurs exigences? Qu’en est-il des conditions de
travail dans les différents contextes d'exercice de la profession?
Quelles sont les structures, éditoriales ou autres, par lesquelles
les textes sont diffusés? Dans quelle mesure la traduction
participe-t-elle à l’institution scientifique ou encore à la
vulgarisation de la science?
Pédagogie et enseignement de la traduction scientifique et
technique
Faut-il être scientifique ou ingénieur pour être traducteur
scientifique ou technique? Comment devient-on un traducteur
spécialisé? Ces questions sont classiques, mais peuvent être
revisitées de façon originale. Quel rôle Internet, à la fois mine
d'or et piège, peut-il jouer pour le plus grand bénéfice des
apprenants? Y a-t-il lieu de proposer de nouvelles pratiques
d'enseignement? Et enfin – et ce n'est pas la moindre question –,
comment parvenir à ce que la vieille dichotomie théorie-pratique
trouve enfin une issue fructueuse, afin de mieux armer l'ensemble de
la profession et d'aider ses membres à promouvoir leur expertise?
Les communications devront se limiter à 20 minutes. Votre
proposition de communication devra contenir les deux documents
suivants :
1) Un résumé en format Word de 300 mots, lequel sera inclus
dans le programme du colloque.
2) Le formulaire ci-dessous dûment rempli.Les renseignements du
formulaire ne serviront pas à évaluer la qualité de votre
proposition, mais seront inclus à la demande de subvention que l’ACT
présentera au Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH).
Veuillez envoyer votre proposition aux organisatrices, Pier-Pascale
Boulanger et Sylvie Vandaele, à
actcats2013@gmail.com au
plus tard le 14 septembre 2012.
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Nom de famille |
Prénom |
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Pays de l'affiliation |
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Affiliation |
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Diplômes (commencez par le
plus récent et précisez la discipline)
MAXIMUM 4 LIGNES |
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Postes récemment exercés
ainsi que ceux ayant un lien avec l'événement (commencez
par le plus récent)
MAXIMUM 5 LIGNES |
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Publications récentes et
celles se rapportant à l'événement (commencez par la
plus récente)
MAXIMUM 10 LIGNES |
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Titre et résumé de la
présentation (100 à 150 mots) |
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Justifiez la pertinence de
votreprésentation dans le cadre du thème du colloque(100
à 150 mots) |
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